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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 11:56

     Outre le collectif qui a édité un livre (voir : http://gerard.fretelliere.over-blog.com/2016/12/un-livre-contre-les-idees-recues-sur-le-chomage-et-la-precarite.html) une autre regroupement d'associations a décidé de lutter contre les idées reçues concernant la pauvreté. 

 

     On trouvera divers documents sur leur site (ci-dessous) et sur leur page facebook. https://www.facebook.com/Collectif-des-Associations-Unies-117833988284613/ où on peut voir des vidéos courtes et percutantes. 

 

     Voir également : http://gerard.fretelliere.over-blog.com/article-qui-fraude-et-qui-gaspille-l-argent-public-88824857.html et http://gerard.fretelliere.over-blog.com/article-assistes-90855240.html

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 20:45
Soirée RESF le 18 Mars au Mans
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:02

     Une analyse fort intéressante de Philippe Marlière

     Et une autre de Laurent Lévy

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 21:53
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 07:13

     Alerté par les articles parus dans la presse locale qui montraient la mobilisation des élus de La Suze et Noyen contre les futurs horaires de TER à partir de juillet 2017, j'ai interrogé les adjoints en commission puis le maire en séance publique. Réponse : on n'est pas au courant ! Que ce soit pour la ligne Le Mans - Sablé - Angers ou pour la future liaison Sablé - Laval. 

 

     J'avoue que je ne comprends pas pourquoi les élus de Sablé ne seraient au courant de rien. Car la qualité des dessertes et la pertinence des horaires jouent un rôle essentiel dans la fréquentation des transports en commun. Il est donc important de négocier les choix les plus utiles à la collectivité. Je vais donc revenir à la charge et ne manquerai pas de publier les informations que j'aurais recueillies. 

 

     Par ailleurs, lors du dernier Conseil Municipal, j'avais demandé s'il existait des études concernant les prévisions de trafic entre Sablé et Laval (et au delà). Réponse négative. Curieux quand même dans la mesure où il est utile de prévoir l'impact de cette nouvelle ligne. Et manque de curiosité surprenant quand on veut construire 100 parkings de plus sans savoir s'ils se rempliront. 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:22

   En 1987 (c'était il y a 30 ans), le PSU lançait le débat sur ce thème et publiait un très long dossier sur le sujet. Une solide base de réflexion alors que Benoît Hamon et quelques autres lance un projet qui semble aller dans le même sens. 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 11:41
Emplacement des anciennes serres.

Emplacement des anciennes serres.

     Contrairement à l'habitude, les médias étaient venus en masse. Non seulement la presse locale mais quasiment une dizaine de médias nationaux (essentiellement radios et télévisions). Comme chacun peut s'en douter, ce n'était pas à cause d'un intérêt soudain pour la vie sabolienne mais parce que Marc Joulaud, maire de Sablé et ancien député (en tant que suppléant de François Fillon ministre puis premier ministre) est cité dans ce que l'on appelle "l'affaire Fillon". L'entrée de la mairie était "barrée" par une haie de journalistes qui sont, ensuite, montés vers la salle du Conseil Municipal. Quand Marc Joulaud est apparu, il a été "cerné" par une grappe de micros, d'appareils photos et de caméras. Je regrette de ne pas avoir immortalisé la scène ! Vers 19h30, les journalistes sont partis avant de revenir environ 2 heures plus tard pour interroger votre serviteur et quelques autres. 

 

     Venons-en à la séance elle-même. Elle s'est déroulée selon le plan suivant :

 

          - Tout d'abord les attributions déléguées. Elles permettent au Maire de prendre des décisions sans passer par la réunion du Conseil. Pourtant, il s'agit, parfois de sommes assez importantes. Le Maire a, cependant, l'obligation de les présenter au Conseil et,même s'il n'y a pas de vote, les élus peuvent poser des questions ou faire des remarques. 

 

          - Ensuite, le plat de résistance de ce Conseil : l'étude du Rapport d'Orientation Budgétaire appelé autrefois DOB (Débat d'Orientation Budgétairehttp://gerard.fretelliere.over-blog.com/article-d-o-b-debat-d-orientation-budgetaire-a-sable-100773828.html

 

     - Enfin, les délibérations "classiques". 

 

     Les orientations de la Municipalité pour 2017 (le reste du CM étant sans grande importance)

 

     Je ne vais pas en faire le panégyrique d'autant que la presse a présenté les projets et  les diverses cérémonies des voeux ont largement donné la parole au Maire. 

     Nous avons démarré en le prenant au mot, lui dont le mot fétiche en ce début d'année est "attractivité". Selon lui, il faut la renforcer. Nous avons rappelé la stagnation démographique,le vieillissement de la population, la crise du commerce de centre-ville, la diminution des élèves qui sont autant de symptômes des difficultés actuelles. 

 

     Nous avons évoqué la relance des constructions dans Sablé (Montreux, anciennes serres, écoquartier) en nous félicitant que l'on remplisse les "dents creuses" mais en soulignant les difficultés de "Rive Sud" . 

 

     Nous avons évoqué la future "virgule" (voir : http://gerard.fretelliere.over-blog.com/2017/01/virgule-de-sable-quel-impact-sur-la-frequentation-des-trains.html) Là, surprise : il ne semble pas que la majorité soit au courant des futurs horaires ni n'ait connaissance d'une étude sur la fréquentation supposée de la ligne Sablé - Laval - Rennes. Néanmoins, le maire prévoit de construire un parking de 100 places alors que celui qui se situe entre la gare et le lycée est au 3/4 vide.

 

     Toujours dans le même quartier, il est prévu une "étude urbaine" (chiffrée à 40 000 euros) sur un vaste secteur englobant Montreux, le quartier de la gare et la rue Saint Denis sans que l'on nous dise (malgré notre interrogation) quel en serait le but. A moins que l'on ne cherche des terrains pour le futur complexe cinématographique et ses parkings. 

 

     Nous sommes longuement intervenus sur les difficultés du commerce en centre-ville. La majorité semble minimiser le problème alors même que le plus gros d'entre eux migre à la périphérie. Les loyers trop élevés semblent une cause identifiée par l'équipe municipale (à juste titre) mais nous avons fait remarquer que si on veut conserver les commerces centraux il faut éviter de favoriser (y compris par des subventions et la venue du "ministre de la Sarthe") ou de laisser faire l'installation de commerces en périphérie qui concurrencent directement ceux qui sont implantés de longue date au centre. D'ailleurs, les victimes de cette concurrence faussée commencent à donner de la voix. Quant à l'ancienne gendarmerie, on sait qu'il y aura 3 commerces mais on ne nous dit pas lesquels ; par contre, là aussi, on a fait un cadeau à un commerçant. Quant aux perspectives de commerce à Montreux, la seule piste actuelle concerne un marché éventuel.

 

     Le serpent de mer du contournement de Sablé réapparaît. La thèse actuelle du maire est qu'il faut constituer un groupe de pression avec les industriels pour que le dossier devienne prioritaire. Souhaitons que cette tentative aura plus de succès que les vains espoirs placés dans l'accession passée de F. Fillon aux postes de responsable aux niveau du département, de la région et du gouvernement. Donc, à défaut de croire au Père Noël !

 

     Pas mal de questions concernant la voirie et les espaces verts. On constate que le jardin public attendra des finances meilleures ; les problèmes d'éclairage ne semblent pas préoccuper les élus. On devrait, à partir de 2018 perdre un lieu d'entrainement pour Paris Roubaix (ça va arranger la roue avant de nos vélos).

 

     Et les finances ? Tout va bien selon le maire. Pourtant, la dette (capital restant dû) est de 21 millions d'euros ce qui correspond au budget total de cette année. Les marges de manoeuvre sont donc fort étroites d'autant que la capacité de désendettement qui était de 6,3 années en 2013 est de 7,4 ans en 2017 pour un objectif de 7,1 en 2020. 

 

     Et, pour finir : le personnel municipal a fortement diminué. De 220 équivalents temps plein en 2014 à 194,75 ETP en 2016 (- 25,25). En réponse à ma question, il a été dit qu'une partie de cette diminution était dûe à un transfert vers la communauté de communes et une autre liée au non remplacement de fonctionnaires partant en retraite mais je n'en sais pas plus. Je vais me renseigner.

 

     Je peux envoyer tous les documents à ceux que ça intéresse dans la mesure où ils ont été présentés en séance publique et sont donc publics et publiables. 

     

 

     

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 19:05

     Où l'on constate que les idées que je défends au sein de ce mouvement politique font leur chemin. Jean Luc Mélenchon ne peut pas continuer à persister dans son splendide isolement car, à plus ou moins long terme, quelle que soit la pertinence des grandes lignes de son programme, il aura besoin d'alliances. 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:37

    Je ne vais pas en rajouter sur les faits : tout a, sans doute, été dit ou écrit. J'ai été sollicité par plus d'une vingtaine de médias différents et vous avez pu me voir à la télévision, m'entendre à la radio ou lire des extraits de ce que j'ai pu dire à la presse écrite. Je n'ai pas de "révélations" à faire. Si les journalistes cherchent d'autres pistes, qu'ils s'adressent ailleurs.

 

     Ce qui m'intéresse, ce sont les analyses et les réactions des uns et des autres. Procédons par ordre. 

 

    En l'état actuel de mes informations, personne n'a mis en cause ni Monsieur Fillon, ni Monsieur Joulaud, ni a fortiori Monsieur Touchard, en tant que maires ou présidents de l'intercommunalité. Par conséquent, en tant qu'élu municipal actuel et passé, je n'ai ,pas de question à leur poser sur le sujet. Je précise que tout citoyen qui aurait des doutes peut consulter toutes les factures des collectivités locales. Ceci étant, éplucher celles-ci n'est pas une mince affaire. Par contre, il me semblait légitime de demander au maire dans quelles conditions le parc du château avait été prêté à François Fillon pour sa réunion de rentrée car il s'agit d'un bien communal et qu'il n'y avait pas de précédent.

 

     Il reviendra à la justice de décider si les sommes considérables perçues par la famille de l'ancien "homme fort" de la région sabolienne l'ont été indûment et sont  pénalement condamnables. Par contre, on peut juger que ces versements sont moralement et politiquement criticables. 

 

     En effet, si on additionne les sommes versées sur les fonds du Parlement, celles versées par une revue et celles perçues par une société de conseil, on dépasse largement le million d'euros nets. Pour les saboliens modestes, cela frise l'indécence et ils l'ont dit. Au mieux, François Fillon a "profité du système" en utilisant des "astuces" légales. Au pire... !!! 

 

     On m'objectera que d'autres "politiques" ont, également, pu être mis en cause dans des "affaires" et, même, être condamnés. Donc, certains diront : pourquoi s'en prendre spécifiquement à lui ? La réponse est simple et a été donnée par le candidat lui-même : il proclamait haut et fort que le président devait être "irréprochable". Sa candidature était une candidature "morale". Ce décalage flagrant entre le dire et le faire est dévastateur. On comprend la déception de nombre de ses partisans. Qui peuvent se demander qui est le vrai Fillon. Bien que je n'ai jamais été fillonniste, je partage leur déception car je n'avais pas l'image d'un homme qui se sert des mandats pour "faire de l'argent". Je ne mettais pas François Fillon dans le même sac que Sarkozy, Chirac et d'autres. 

 

     Cette "affaire" a également remis en lumière l'amateurisme du chef de la droite. Assez étonnant de la part d'un professionnel de la politique. Ce n'est pas le premier "incident" comme je l'ai signalé dans un article http://gerard.fretelliere.over-blog.com/article-amateurisme-125003785.html. On aurait pu croire que son équipe de campagne et son armée de "communicants" auraient tenu compte de ces erreurs et fait preuve de moins d'improvisation avant et après les révélations du "Canard Enchaîné". Car un candidat à la présidentielle étant le futur "Roi", il est "déshabillé", parfois violemment. Qui plus est, un candidat qui se révèle incapable de gérer sa campagne (et ce, avant même la fin janvier), est il crédible ?

 

     Faut-il exiger que le vainqueur de la primaire de droite renonce ? Certains, à Sablé ou ailleurs, sont sur cette ligne. Question : et après ? Si la droite choisit un autre candidat pour proposer une autre politique, quel est l'intérêt ? Sinon un combat moral. 

 

     Car cette "affaire" cache le programme du candidat Fillon que j'ai dénoncé il y a plusieurs mois et qui n'a été amendé qu'à la marge http://gerard.fretelliere.over-blog.com/2016/09/fillon-a-droite-toute.html. Or, Fillon n'y va pas de main morte : violation délibérée de la laïcité, destruction de la Sécurité Sociale, mise à mal des services publics. Trois piliers de notre "identité" politique française. Et il devait affronter la résistance de la majorité des Français. Il ne faudrait pas se détourner de l'essentiel en se focalisant sur les failles personnelles du candidat (d'autant que certains voient la main d'ennemis de droite derrière les révélations). Personnellement, je pense que l'on a toujours plus intérêt à mener la bataille politique plutôt que de "jouer le bonhomme". Car, si les hommes changent les idées restent et imprègnent l'opinion. 

   

 

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 18:30
Vincent Goyet est un militant des Républicains dans les Bouches du Rhône. Partisan de François Fillon. Il a été attaché parlementaire et  a livré son point de vue sur l'affaire sur la base de son expérience. On retrouve ce texte un peu partout. Habitants de la 4ème circonscription de la Sarthe, je vous laisse juge de la pertinence de ses arguments tout en précisant qu'il ne semble pas connaître notre département ni n'avoir connu l'épouse du candidat dans son activité d'attaché parlementaire. 
"Parce que j'ai été attaché parlementaire, beaucoup de ceux qui me connaissent m'ont demandé comment faire le tri entre tous les éléments qu'ils ont lus dans la presse ces derniers jours à propos du fonctionnement de l'équipe qui entoure chaque député.
Je tiens à préciser tout de suite que si je soutiens François Fillon depuis la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012, les éléments que je donne ci-dessous sont ma propre analyse et mon propre ressenti. Je laisse chacun y puiser ce qu'il voudra.
Avant tout, le cabinet parlementaire fonctionne de fait comme une TPE. Le député embauche et rémunère librement ses collaborateurs, sur la base de contrats de travail de droit privé, qui prennent automatiquement fin en cas d'interruption du mandat parlementaire.
Pour rémunérer ses collaborateurs, chaque député dispose d'une enveloppe mensuelle de 9 561 € (lorsqu'il laisse l'Assemblée nationale gérer ces contrats et payer les charges patronales), 14 341 € s'il décide de tout gérer lui-même. Sur les 9 561 €, il doit donc encore acquitter les charges salariales (précision technique pour les puristes).
Dans les faits, l'immense majorité des députés laisse l'Assemblée s'occuper de tout.
Chaque député organise à sa guise le travail de son équipe, avec des collaborateurs dont le travail peut être très divers : agenda, logistique, courriers, dossiers législatifs, dossiers locaux, réunions, questions au Gouvernement, amendements, relations presse, relations avec les élus, relations avec la population, communication, rendez-vous, représentation, conseil, etc. Ce travail répond en fait aux trois fonctions remplies par un parlementaire : 1/ il représente le peuple ; 2/ il vote les lois ; 3/ il contrôle l'action du Gouvernement et des administrations.
Bref, le travail est gigantesque, et la politique est bien souvent le lieu où les militants viennent donner un coup de main bénévole (mise sous pli, distribution de documents à la population, logistique des réunions publiques, réseaux sociaux, etc.). Il y a plutôt trop de travail que pas assez !
François Fillon est aujourd'hui attaqué non pas pour avoir rémunéré son épouse et deux de ses enfants, mais parce que certains soupçonnent qu'il s'agirait d'emplois fictifs, sans travail réalisé en contrepartie.
Comme je viens de le souligner, ce n'est pas le travail qui manque autour d'un député. J'ai croisé des dizaines et des dizaines de parlementaires, davantage encore de collaborateurs, et la plupart d'entre eux sont des passionnés, qui ne comptent pas leurs heures. De même, il est inimaginable qu'un élu fasse une carrière politique durant 35 ans (François Fillon a été élu pour la première fois en 1981) sans que sa / son conjoint(e) ne lui apporte au quotidien un soutien et une aide de tous les instants, surtout si elle / il n'a pas une autre activité professionnelle à côté.
Quid du niveau de rémunération pour le conjoint non salarié du chef d'entreprise ? Comme dans n'importe quelle TPE, il est fréquent que le conjoint participe de fait à l'activité sans percevoir de salaire. Quand la structure trouve l'espace d'une rémunération, il peut y avoir ensuite une forme de rattrapage salarial, en contrepartie de toutes les années de bénévolat.
S'agissant de Pénélope Fillon, elle n'a pas été rémunérée entre 1981 et 1988. Puis elle a bénéficié d'un salaire comme attachée parlementaire jusqu'en 2013 (avec manifestement un rattrapage salarial). Elle a perçu 639 000 euros net sur cette période (les médias parlent en brut pour gonfler la somme). Ramené à 35 années de travail aux côtés de son mari, nous arrivons à l'équivalent d'un salaire net mensuel de 1521 €. Tous ceux qui se scandalisent du montant de 830 000 € brut devraient méditer sur la période concernée... Si j'avais travaillé durant 35 ans aux côtés de François Fillon, sur la base du salaire de 2600 € net que je touchais en 2007, j'aurais coûté bien plus de 830 000 € brut (faites le calcul : 1,4 million d'euros brut - et par souci de simplicité, je n'ai pas tenu compte du 13e mois...).
Mais quel travail a donc bien pu réaliser Pénélope Fillon ? Sans doute un travail de petite main pour un grand nombre de courriers reçus au domicile (François Fillon n'avait pas de permanence parlementaire en circonscription). Un soutien logistique également. Un travail de conseil, relecture (c'est ce qui semble ressortir de la bouche de l'avocat de François Fillon). Un travail de représentation, aussi, accompagnant son mari, ou se substituant à lui quand il n'était pas disponible.
Pénélope Fillon n'aurait-elle pas pu remplir toutes ces tâches sans être rémunérée ? Si, sans doute. Mais en France, la loi autorise les parlementaires à salarier leurs proches. De très, très nombreux élus le font, ponctuellement ou de façon pérenne. C'est fréquemment le cas pour les enfants étudiants des députés ou sénateurs, dont les parents mettent ainsi le pied à l'étrier professionnel.
Mais alors, pourquoi cette brusque poussée de fièvre concernant François Fillon ? Qui ne voit pas l'opération de destabilisation à quelques semaines de la présidentielle ? "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose", proclame Francis Bacon dans son Essai sur l'athéisme.
Interrogeons-nous maintenant sur le niveau de rémunération des enfants de parlementaires : n'est-il pas excessif ? On peut parfaitement le penser dans certains cas. Mais 1/ ce montant reste à la discrétion du parlementaire et 2/ on sort du débat sur le caractère fictif de l'emploi. Les enfants de Fillon avaient fait des études de droit, l'un d'eux a d'ailleurs obtenu son diplôme d'avocat l'année suivante. Ils avaient donc des compétences utiles pour aider leur père dans ses missions parlementaires. Il ne s'agit pas d'emplois fictifs. Or, c'est là-dessus que Fillon est attaqué.
Certains s'étonnent aussi que Pénélope Fillon n'avait pas de badge pour accéder à l'Assemblée, ni d'adresse e-mail personnalisée. J'ai travaillé durant 5 ans à l'Assemblée (entre 2002 et 2007), j'avais évidemment un badge pour accéder à mon lieu de travail, mais ce n'était pas le cas de tous mes collègues de circonscription. Je n'ai par ailleurs jamais eu d'adresse e-mail professionnelle à mon nom : j'ai toujours utilisé l'adresse des parlementaires pour lesquels j'ai travaillé.
Autres questions légitimes que se posent beaucoup de gens : pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle été rémunérée par le suppléant de François Fillon ? A quel travail est-ce que cela correspond ? Pourquoi un salaire si élevé ? Lorsqu'un parlementaire devient ministre, il conserve un lien avec le territoire d'où il est originaire. Les collaborateurs du suppléant devenu député font souvent le lien et la navette entre la circonscription et le ministère. Et Pénélope Fillon a pu être d'autant plus sollicitée dans ce cadre que l'agenda de son mari le rendait beaucoup moins disponible. Le suppléant de François Fillon était par ailleurs peut-être davantage présent en circonscription qu'à Paris, n'ayant pas forcément les mêmes ambitions et appétences pour le travail législatif que son précédecesseur.
Enfin, un élément important : jusqu'en 2012, les députés pouvaient conserver le reliquat du crédit collaborateurs qui leur était attribué. Cet argent ne serait donc pas resté dans les caisses de l'Assemblée. Ceux qui demandent à Pénélope Fillon de "rendre l'argent" ignorent manifestement qu'il s'agirait de le rendre... à François Fillon lui-même.
Mais alors, pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle dit qu'elle ne travaillait pas et ne s'était jamais mêlée de politique ? Peut-être simplement parce qu'elle ne considérait pas son action comme un travail, mais comme un engagement aux côtés de son mari. Il n'empêche que si elle n'avait pas été là, toutes les tâches qu'elle a accomplies auraient dû l'être par quelqu'un d'autre. En outre, un attaché parlementaire ne fait pas de politique : il travaille dans le domaine politique, mais c'est le parlementaire qui fait de la politique. Pas ses collaborateurs.
Posons-nous maintenant la question de l'orchestration de cette affaire politico-médiatique :
> - le mercredi 25 janvier, le Canard Enchaîné publie un article
> - le jeudi 26 janvier, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire
> - le vendredi 27 janvier, ce même parquet auditionne plusieurs témoins
Une vitesse absolument stupéfiante !
Pour rappel, le parquet national financier a été créé par Christiane Taubira en 2014, qui y a placé ses amis : le procureur du PNF, Eliane Houlette, était commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires. Elle doit son incroyable et fulgurante promotion au Garde des Sceaux de l'époque, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints et vice-procureurs parmi ses très proches (Michel Pelegry, Ulrika Delaunay-Weiss, Patrice Amar, Monica d'Onofrio...).
Rappelons aussi qu'en France, le parquet (a fortiori le parquet national financier) n'est pas indépendant du pouvoir exécutif : les procureurs dépendent directement du ministre de la Justice, ce qui est d'ailleurs pointé du doigt par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
La vitesse avec laquelle le parquet s'est jeté sur François Fillon ne manquera pas d'interpeller tous ceux qui déplorent les lenteurs habituelles de la Justice. La perquisition de l'Assemblée nationale qui a eu lieu hier après-midi relève là encore de l'exceptionnel.
Parallèlement, quand des journalistes publient dans le livre "Nos très chers émirs" des accusations nominatives de corruption envers un ministre du Gouvernement, le même parquet reste curieusement muet. Pourquoi une telle différence de traitement ?
Face à cette situation, je suis persuadé de l'impossibilité pour Pénélope Fillon de ne pas avoir participé au travail parlementaire de son mari. Son travail n'a pas été fictif, et il dure depuis 35 ans.
Je suis aussi persuadé que cette opération de destabilisation a été sciemment préparée et orchestrée. Je n'ai pas voulu croire à une machination envers DSK en 2011, ses propres turpitudes étant suffisantes pour provoquer la chute d'un candidat annoncé par tous comme le prochain président français. La similitude de l'acharnement qu'il a subi alors, avec l'acharnement subi aujourd'hui par François Fillon, fait naître le doute. Les mêmes officines semblent à l'oeuvre. D'ailleurs, ce sont les mêmes qui en furent et en seraient les grands bénéficiaires : François Hollande et ses proches, du PS à Macron.
Et toute cette agitation éloigne les citoyens de ce qui devrait nous préoccuper à titre principal : la situation de la France, qui compte un nombre record de chômeurs, dont la Dette n'a jamais été aussi élevée, et qui n'offre aux jeunes générations que le choix entre le déclassement ou l'émigration.
Voilà pourquoi je continue plus que jamais à soutenir François Fillon. Parce que le projet qu'il porte me semble nécessaire pour redresser notre pays. Parce qu'il faut desserrer l'étau de l'étatisme. Parce qu'il faut permettre à chacun de travailler davantage s'il le souhaite pour gagner davantage. Parce qu'il faut améliorer le financement et la couverture maladie de notre assurance sociale. Parce que la France doit redevenir un interlocuteur crédible sur la scène internationale.
Et parce que je ne suis pas dupe du matraquage médiatique actuel.
NB : suite à vos remarques, j'ai rectifié à 1988 la date de fin du travail bénévole de Pénélope Fillon. Le montant total perçu sur la période 1981-2016 reste le même, donc le salaire mensuel moyen ne change pas : 1521€ net"
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  • : Le blog de Gérard FRETELLIERE
  • : Militant autogestionnaire, écologiste et altermondialiste depuis près de 50 ans, je crois qu'un "Autre monde est possible". Sabolien depuis un tiers de siècle, je suis très impliqué dans le vie locale (conseiller municipal d'opposition de 1989 à 2008 responsable syndical et associatif). Géographe de profession, je suis passionné de voyages et de jardinage.
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